Crédit photo : Maxime Pelletier-Huot, Caffé della Pace
CAFÉS DE MONTRÉAL
(partout en ville!)
« Un café s.v.p. !!! » Si la culture du (bon) café est bien implantée à Montréal, c’est en partie grâce à de multiples vagues migratoires en provenance d’Europe au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Arrivées massivement entre 1950 et 1970, les communautés grecques, italiennes ou portugaises apportent des « vieux pays » la culture des cafés, lieu de socialisation où se côtoient des gens de divers horizons. À l’heure de l’hyperconnexion, les cafés montréalais demeurent des lieux de proximité où il est encore possible d’échanger sur le temps qu’il fait, les nids de poule ou la plus récente performance des Canadiens de Montréal.
Kathryn
(femme, 24 ans, États-Unis)
Ma première sortie de la quarantaine (obligatoire après d’être arrivé à Montréal) a été pour trouver un café. J’étais en quarantaine à la coté du Parc La Fontaine, et j’ai trouvé dans Google Maps un qui s’appellait Café Névé, sur la rue Rachel. J’avais peur d’y entrer parce que j’avais appris en arrivant que le gens parlent français ici. Puis, je me suis promené et je sentais l’aire de l’automne, un sens familier parce que j’ai grandis aux États-Unis, avec une automne pareille. J’ai commencé mes études à McGill, et pendant mes années ici, j’ai découvert nombreux coins pleins de petits cafés. Quand j’avais pas un lieu pour étudier, ou j’avais besoin de motivation et une petite grignotine, j’allais à un café. Ils ont composé une « maison » pour moi, une consistance. Maintenant, au Caffe della Pace, le propriétaire me conait. Il s’appelle Giacomo.
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